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CAMEROUN : HUMAN RIGHTS WATCH DÉNONCE UNE RÉPRESSION SANGLANTE APRÈS L’ÉLECTION DE PAUL BIYA

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Des dizaines de morts, des milliers d’arrestations et un climat de peur généralisé : tel est le bilan alarmant dressé par Human Rights Watch après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun. Alors que le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire du président sortant Paul Biya avec 53,66 % des voix, les manifestations qui ont suivi la proclamation des résultats ont été réprimées avec une brutalité extrême. L’organisation de défense des droits humains dénonce un usage disproportionné de la force par la police et la gendarmerie, ainsi que des détentions arbitraires massives dans tout le pays.

🔴 Un rapport accablant

Selon le rapport publié le 12 novembre, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants dans plusieurs villes, dont Douala, Bafoussam et Garoua, provoquant la mort d’au moins 48 à 55 personnes selon différentes sources. Human Rights Watch indique avoir recueilli les témoignages de familles de victimes et d’avocats décrivant des scènes de violence indiscriminée : des civils abattus dans la rue, des adolescents blessés par balles, des commerçants tués alors qu’ils tentaient de fuir.
Les autorités, par la voix du ministre de la Communication René-Emmanuel Sadi, ont reconnu « plusieurs dizaines de morts » et promis des enquêtes, sans pour autant en préciser les modalités ni les responsables. Cette absence de transparence nourrit les inquiétudes sur une possible impunité des forces de sécurité.

🌍 Réactions internationales

La communauté internationale n’est pas restée silencieuse. L’Union européenne et plusieurs ONG locales ont appelé à une enquête indépendante, tandis que des diplomates occidentaux ont exprimé leur préoccupation face à la répression. Amnesty International a également dénoncé « une spirale de violence qui menace la stabilité du pays ».
Des organisations régionales, comme la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ont exhorté les autorités camerounaises à privilégier le dialogue et à garantir le respect des droits fondamentaux.

⚖️ Un climat de peur et d’incertitude

Au-delà des morts et des arrestations, Human Rights Watch souligne l’instauration d’un climat de peur généralisé. Des journalistes ont été intimidés, des opposants politiques arrêtés, et des habitants affirment vivre dans la crainte permanente de nouvelles rafles. Les prisons, déjà surpeuplées, accueilleraient des centaines de détenus arrêtés sans mandat ni procès équitable.
Pour de nombreux observateurs, cette répression traduit la fragilité du système politique camerounais et l’incapacité des institutions à garantir une alternance démocratique. Le pays, dirigé par Paul Biya depuis plus de quatre décennies, semble s’enfoncer dans une crise politique et sociale profonde.

Crise post électorale Répression sanglante à Douala :

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Un jeune homme arrêté lors de la répression post-électorale a trouvé la mort à la prison de Ngoma, à Douala. Selon des sources locales citées par MMI, son corps aurait été discrètement enterré au cimetière du Bois des Singes, à l’insu de sa famille.  


Dans le même établissement, un autre détenu aurait subi une blessure par balle si grave qu’elle a conduit à l’amputation de sa jambe. Ces deux drames s’inscrivent dans la vague d’arrestations et de violences orchestrées par les forces de sécurité après l’élection présidentielle contestée du 12 octobre.  


Les familles dénoncent une dissimulation systématique : enterrements clandestins, refus de soins médicaux et silence imposé autour des prisonniers blessés. Pour les défenseurs des droits humains, il s’agit de violations flagrantes du droit national et international.  


Ces révélations alimentent les inquiétudes croissantes sur les pratiques de torture, les exécutions extrajudiciaires et les détentions au secret, qui se multiplient au Cameroun à mesure que la crise post-électorale s’enlise.  


Dans la région du Littoral, les atrocités signalées seraient commises sous l’autorité du gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, placé sous la supervision directe du ministre Paul Atanga Nji.  


Cameroun #DroitsHumains #CrisePostÉlectorale #PrisonNgoma #Douala #MMINews #RépressionPolitique #JusticePourLesVictimes

🛑 Convocation politique ou représailles ? Le maire Joseph Espoir Biyong dans le viseur du préfet du Wouri

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Joseph Espoir Biyong convoqué par le préfet du Wouri : une convocation qui fait trembler Douala


Le 6ᵉ adjoint au maire de Douala 5ᵉ, Joseph Espoir Biyong, est convoqué par le préfet du département du Wouri ce lundi 17 novembre 2025 à 13h précises, à la Préfecture de Douala, située à Bonanjo. Cette convocation intervient dans un climat politique tendu, quelques jours seulement après sa sortie remarquée sur le plateau d’Équinoxe Soir, le 10 novembre, où il a reconnu publiquement la victoire d’Issa Tchiroma Bakary à la présidentielle de 2025 et dénoncé « la méchanceté du régime de Paul Biya ».

Cette prise de position, jugée audacieuse voire provocatrice, a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et les cercles politiques. Plusieurs internautes et observateurs y voient une mesure de représailles contre un élu local qui aurait osé contester la version officielle des résultats électoraux. D’autres y lisent une tentative d’intimidation visant à museler les voix dissidentes dans un contexte post-électoral marqué par des tensions, des arrestations arbitraires et des appels à la mobilisation citoyenne.

Le contenu de l’entretien entre le préfet et Joseph Espoir Biyong n’a pas été rendu public, mais des sources proches du dossier évoquent une possible mise en garde ou une demande d’explication sur ses déclarations jugées « incendiaires ». Pour rappel, Biyong s’était retiré de la course présidentielle en juillet dernier, tout en appelant à une mobilisation politique au-delà des urnes.

Cette convocation soulève des questions fondamentales sur la liberté d’expression des élus, le respect du pluralisme politique, et la gestion de la transition démocratique au Cameroun.

📺 Source : Sud TV

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DES ARRESTATIONS MILITAIRES DANS LE MAYO-DANAY RELANCENT LES TENSIONS POST-ÉLECTORALES AU CAMEROUN

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DES ARRESTATIONS QUI INQUIÈTENT

Dans la nuit du 12 au 13 novembre, plusieurs militaires ont été arrêtés dans différentes bases du département du Mayo-Danay, dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Ces interpellations surviennent dans un climat déjà tendu, marqué par les contestations post-électorales et les menaces de l’opposant Issa Tchiroma Bakary.

Selon des sources locales, les militaires arrêtés sont soupçonnés d’avoir entretenu des contacts avec Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), arrivé officiellement deuxième à la présidentielle du 12 octobre 2025. Les autorités les suspectent d’avoir envisagé une rébellion contre le pouvoir en place, dans une région historiquement sensible aux mouvements contestataires.

Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par le ministère de la Défense, mais ces arrestations interviennent alors que le climat politique reste explosif dans le Grand Nord, où Issa Tchiroma bénéficie d’un fort soutien populaire.

ISSA TCHIROMA DÉFIE LE POUVOIR

Le 9 novembre, Issa Tchiroma a diffusé une vidéo dans laquelle il refuse de reconnaître la victoire de Paul Biya et accuse le régime de « gangstérisme d’État ». Il a lancé un ultimatum de 48 heures pour la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la crise post-électorale, menaçant que « le peuple se retrouvera en situation de légitime défense ».

Cette déclaration, largement relayée sur les réseaux sociaux, a ravivé les tensions dans plusieurs régions du pays, notamment dans l’Adamaoua et l’Extrême-Nord, où des manifestations sporadiques ont été signalées.

UNE CRISE POST-ÉLECTORALE QUI S’ENLISE

Depuis la proclamation des résultats, la société civile évoque plus de 2000 interpellations et une trentaine de morts liés aux affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Le silence des autorités sur les arrestations dans le Mayo-Danay pourrait alimenter les soupçons de répression ciblée contre les soutiens de l’opposition.

La visite récente du ministre Paul Atanga Nji dans le Grand Nord, où il a été déclaré « persona non grata » par certains leaders locaux, illustre la fracture croissante entre Yaoundé et les régions septentrionales.

VERS UNE ESCALADE OU UN DIALOGUE ?

Alors que les appels à la désescalade se multiplient, le gouvernement reste inflexible sur la légitimité du scrutin. De son côté, Issa Tchiroma semble déterminé à maintenir la pression, quitte à radicaliser son discours.

Les arrestations dans le Mayo-Danay pourraient marquer un tournant : soit elles renforcent la stratégie sécuritaire du pouvoir, soit elles précipitent une mobilisation plus large dans le Grand Nord. Dans tous les cas, la crise post-électorale camerounaise entre dans une phase critique, où chaque geste compte.

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🏟️ Douala sous contrôle : Cabral Libii privé d’espace politique





 À deux jours du lancement officiel de la campagne présidentielle, le candidat du PCRN, Cabral Libii, dénonce une série d’obstructions administratives qui l’empêchent de tenir son meeting inaugural dans la capitale économique. Une situation qui, selon lui, révèle une volonté délibérée des autorités de l’empêcher de mobiliser.

Douala, 26 septembre 2025 —

🚫 Des refus en cascade

Depuis début septembre, les demandes de réservation de lieux publics se heurtent à des refus systématiques :

  • Stade de Bépanda : refusé pour “occupation préalable”.
  • Club Camtel : rejet sans justification claire.
  • CICAM et Stade de la Cité : déclarés “inadaptés à des activités politiques”.
  • Stade Youpwé : pourtant réservé et payé par le PCRN depuis le 18 septembre, a été attribué à l’UNDP le 25 septembre.

« De très hautes instructions ont été données afin que Cabral Libii ne tienne pas de meeting dans les grandes villes. » — Cabral Libii

🧠 Une stratégie d’asphyxie politique ?

Pour le PCRN, ces refus ne relèvent pas d’un simple hasard administratif. Ils traduisent une stratégie d’étouffement, visant à freiner l’élan populaire du candidat. Le timing des décisions, leur simultanéité, et le détournement d’un espace déjà payé soulèvent des interrogations sur la neutralité de l’État.

« Le régime monte désormais d’autres partis contre nous pour créer des conflits entre candidats supposés de l’opposition. » — Cabral Libii

📣 Le meeting maintenu… sous tension

Malgré les entraves, Cabral Libii maintient son meeting pour le dimanche 28 septembre à 15h, au stade Youpwé, affirmant sa volonté de “faire déferler la vague orange”. Le bras de fer est engagé. Et Douala, verrouillée, devient le symbole d’une démocratie sous pression.

🗳️ Présidentielle 2025 : Maurice Kamto choisit la neutralité et surprend l’opposition

 




Dans une déclaration attendue mais déconcertante, Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et figure centrale de l’Alliance politique pour le changement (APC), a annoncé qu’il ne soutiendrait aucun candidat spécifique de l’opposition pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.

Yaoundé, 26 septembre 2025 — 

« Nous sommes parvenus à la conclusion qu’il convient de laisser à chaque électeur la responsabilité pleine et entière de voter librement, en son âme et conscience, pour le candidat de l’opposition de son choix. » — Maurice Kamto

⚖️ Une posture qui divise

Alors que de nombreux militants espéraient une candidature unique pour contrer le parti au pouvoir, Kamto opte pour une stratégie de responsabilisation individuelle. Ce choix, salué par certains comme un appel à la maturité démocratique, est critiqué par d’autres comme un désengagement stratégique qui risque de fragmenter les voix de l’opposition.

🔍 Les raisons invoquées

Kamto justifie sa position par :

  • L’échec des négociations pour une candidature consensuelle.
  • Les divisions persistantes entre les partis d’opposition, notamment l’UNDP et le FSNC.
  • Le risque d’un éparpillement des voix qui compromettrait toute chance de victoire.

🧠 Analyse politique

Pour Manasse Aboya, universitaire et militant du RDPC, cette neutralité est une reconnaissance implicite de la puissance du parti au pouvoir :

« Kamto est rusé. Il connaît le rapport de forces et sait que mobiliser une consigne de vote serait inutile sans coalition solide. »

📣 Et maintenant ?

Cette sortie redéfinit les équilibres politiques à quelques semaines du scrutin. L’opposition entre dans la dernière ligne droite sans cap commun, tandis que le RDPC, fort de son maillage territorial, entame sa campagne comme une armée en ordre de marche.

Brenda Biya : La fille du président brise le silence… puis rétropédale

 



À moins d’un mois de l’élection présidentielle camerounaise prévue le 12 octobre, une onde de choc a traversé le paysage politique : Brenda Biya, fille du président Paul Biya, a publié une vidéo virale dans laquelle elle appelait explicitement à ne pas voter pour son propre père. Une prise de position inédite, explosive, et profondément déroutante dans une société où la loyauté familiale est souvent sacralisée.

Yaoundé, septembre 2025 — 

« Ne votez pas Paul Biya, pas par rapport à moi, mais parce qu’il a fait souffrir trop de gens », déclarait-elle dans une première vidéo tournée depuis la Suisse, où elle réside.

Cette sortie, qui évoquait des souffrances personnelles et une rupture familiale assumée, a été perçue par certains comme un acte de courage, par d’autres comme une trahison. Brenda annonçait même couper les ponts avec sa famille et renoncer aux avantages financiers liés à son statut.

Mais quelques jours plus tard, nouveau rebondissement : dans une seconde vidéo, toujours sur TikTok, Brenda Biya revient sur ses propos. Lunettes de soleil sur le nez, ton plus posé, elle affirme :

« La politique, je n’y connais rien de chez rien. Je dois me remettre en question. Je ne me rends pas compte des gens que je heurte ».

Elle va jusqu’à qualifier son père de « bijou » et d’« excellent candidat », saluant son intellect et sa stature présidentielle. Ce rétropédalage, tout aussi viral que sa première sortie, laisse planer le doute sur ses motivations réelles et sur les pressions éventuelles qu’elle aurait pu subir.


retrouvez la sortie de Brenda Biya dans cette vidéo

🔍 Une parole qui dérange

Jamais dans l’histoire politique du Cameroun un enfant de président en exercice n’avait publiquement appelé à voter contre son propre géniteur. Cette rupture familiale, mise en scène sur les réseaux sociaux, révèle des tensions profondes au sein du clan présidentiel et soulève des questions sur la gestion de l’image publique à l’ère numérique.

« On ne s’attendait vraiment pas à ça dans une famille africaine traditionnelle », confie un politologue de l’université de Yaoundé.



à lire également sur kongossamagazine.com: Brenda Biya lâche son père : “Je ne voterai pas Paul Biya”



 

🗳️ Quel impact sur le scrutin ?

Alors que Paul Biya, 92 ans, brigue un huitième mandat après 42 ans au pouvoir, cette séquence pourrait influencer une partie de l’électorat jeune, très actif sur les réseaux sociaux. Mais l’effet réel reste difficile à mesurer. Entre admiration, scepticisme et malaise, les Camerounais oscillent.


à lire également sur kongossamagazine.com : Présidentielles 2025 : Le SDF d'Osih et le FNSC de Tchiroma en négociations.

🎭 Entre impulsivité et stratégie

Brenda Biya, souvent décrite comme impulsive et médiatique, semble avoir voulu s’exprimer sur un terrain qu’elle reconnaît elle-même ne pas maîtriser. Son mea culpa, bien que sincère en apparence, n’efface pas l’impact de sa première déclaration.

« Formez votre propre opinion », conclut-elle dans sa seconde vidéo.


La double sortie de Brenda Biya illustre à quel point les dynamiques familiales peuvent se mêler aux enjeux politiques, surtout dans un contexte électoral tendu. Elle rappelle aussi que dans l’ère des réseaux sociaux, chaque parole publique peut devenir un acte politique — volontaire ou non.

Maurice Kamto annonce qu'il ne soutiendra aucun opposant

 


Maurice Kamto, président du MRC, réaffirme sa position ferme face aux appels à un front commun de l’opposition. Selon ses confidences à ses proches, au moment où le Conseil constitutionnel avait rejeté sa candidature, l’opposition n’a pas montré la moindre solidarité.

Yaoundé, 11 septembre 2025 – 

« Si l’opposition avait réellement été solidaire, tous les autres candidats auraient dû se retirer en signe de soutien », déclare-t-il.

Aujourd’hui, il s’interroge :

« Pourquoi ces mêmes candidats me harcèlent-ils au téléphone pour parler d’une candidature consensuelle ? Où était le consensus quand ma candidature fut rejetée ? »

D’après son entourage, toutes les démarches ont été entreprises pour qu’il accepte de recevoir au moins un candidat pour discuter d’un accord. Mais le militant du Manidem est resté inflexible : niet.

Cette annonce marque un point clair dans le débat politique camerounais : Kamto refuse de soutenir un autre candidat de l’opposition, mettant en lumière les tensions et le manque d’unité au sein de l’opposition à quelques mois de la présidentielle.


#MauriceKamto #MRC #OppositionCamerounaise #Politique #SudTV

🇨🇲 Cameroun : l’ONU dénonce une élection sans transparence






Le 2 septembre 2025, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a brisé le silence diplomatique : à l’approche de la présidentielle du 12 octobre, le Cameroun ne garantit  ni transparence, ni liberté, ni crédibilité électorale. Ce constat officiel, venu de Genève, met des mots sur ce que les citoyens vivent dans la peur : un scrutin verrouillé, un espace civique muselé, une démocratie en trompe-l’œil.


🗳️ Une élection sous contrôle, sans contrôle citoyen


Les principes d’une élection transparente sont clairs : égalité des candidats, accès libre à l’information, indépendance des institutions, liberté d’expression. Mais sur le terrain, la réalité est alarmante :


- Des meetings interdits arbitrairement.

- Des interviews interrompues en direct par les forces de sécurité.

- Des candidatures écartées sans justification légale.

- Des électeurs empêchés de s’inscrire.


Ce n’est plus une compétition démocratique, c’est une mise en scène politique où le résultat semble écrit d’avance.


⚠️ L’ONU tire la sonnette d’alarme


Dans son communiqué, le Haut-Commissariat ne se contente pas d’évoquer des « inquiétudes ». Il dénonce explicitement l’absence de transparence dans le processus électoral. Selon Volker Türk, « l’environnement propice à une élection libre et crédible n’existe pas ». Ce n’est pas une opinion : c’est une alerte juridique et diplomatique.


Peut-on encore parler de démocratie quand 53 citoyens sont arrêtés pour avoir contesté pacifiquement des décisions électorales devant le Conseil constitutionnel ? Leur libération ne fait pas oublier l’arbitraire de leur arrestation. Un État qui criminalise la critique ne protège pas la République : il protège le pouvoir.


🛑 Médias censurés, ONG suspendues : la transparence étouffée


Trois organisations suspendues, deux interdites, des financements coupés, des journalistes censurés. Ce n’est pas une coïncidence : c’est une stratégie d’opacité. Un régime qui combat ses propres relais citoyens agit comme un pouvoir qui redoute la vérité.


Or, aucune Constitution, aucun traité international ne donne au gouvernement le droit de confisquer la parole publique. Bien au contraire : ils l’encouragent et la protègent.


🌍 Un avertissement à portée internationale


Le message de l’ONU est limpide : si le Cameroun organise une élection sans transparence, la communauté internationale en doutera. Et un président élu dans le doute gouverne dans la fragilité. Ce n’est pas seulement une question de légitimité interne, c’est une question de reconnaissance mondiale.


🤝 La République ne se décrète pas, elle se construit


Ce qui est en jeu dépasse le scrutin du 12 octobre. C’est l’idée même de République qui vacille. Une République ne se bâtit pas par exclusion, mais par inclusion. Elle ne s’impose pas par la matraque, mais par la confiance. Elle ne survit pas par la peur, mais par le consentement des gouvernés.


📌 Conclusion : transparence ou turbulence


Le Cameroun est à un tournant historique :


- Continuer dans la voie des élections verrouillées, au risque d’alimenter la colère et l’instabilité.

- Ou garantir enfin la transparence, l’égalité d’accès et le respect de la voix du peuple.


L’ONU a parlé. Reste à savoir si Yaoundé écoutera la raison ou persistera dans la répression. Car une élection n’est pas un exercice de contrôle. C’est un rendez-vous avec l’Histoire.


🛑 Présidentielle 2025 : À Limbé, le sous-préfet interdit un meeting de l’UNDP à la dernière minute

 



 Ce qui devait être un moment de mobilisation politique s’est transformé en scène de tension. À quelques minutes du début d’un meeting de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), des éléments de la police ont fait irruption pour ordonner l’arrêt immédiat de l’événement, sur instruction du sous-préfet de l’arrondissement de Limbé 1.


📍 Limbé 1, 4 septembre 2025 —

🪑 Un meeting prêt… puis brutalement interrompu

Les chaises étaient déjà installées, les sympathisants assis, et l’équipe de campagne attendait l’arrivée du président national du parti, Bello Bouba Maïgari. Mais sans préavis, les forces de l’ordre ont dispersé les participants, invoquant une interdiction administrative.

« Nous avions reçu une autorisation, sous réserve de ne pas occuper le stade municipal. Le lieu choisi respectait cette condition », affirme un membre de l’organisation locale.

⚖️ Une interdiction qui interroge

Selon les témoins, l’intervention policière s’est faite sans explication claire, relançant le débat sur les restrictions imposées aux partis d’opposition en période préélectorale. L’UNDP dénonce une entrave injustifiée à ses activités politiques, alors que la campagne présidentielle bat son plein.

« C’est une manœuvre pour nous empêcher de parler au peuple. Mais nous ne reculerons pas », a déclaré Bello Bouba Maïgari, qui poursuit son périple électoral dans le Sud-Ouest.

🗳️ Climat politique sous tension

Cette interdiction survient dans un contexte de crispation politique, où plusieurs partis d’opposition dénoncent des entraves à leurs réunions, des intimidations et des blocages administratifs. À Limbé, comme ailleurs, la neutralité de l’administration est de plus en plus remise en question.


Présidentielle 2025 : Maurice Kamto, vers un retour surprise dans la course ?

 



Le paysage politique camerounais pourrait connaître un rebondissement majeur. Maurice Kamto, figure emblématique de l’opposition, écarté de la présidentielle d’octobre, pourrait être réhabilité. Le Conseil constitutionnel examine ce jour une requête explosive déposée par Michel Noutchetchassi, qui accuse les auteurs de la contestation initiale d’avoir utilisé des documents falsifiés



📍 Yaoundé, 4 septembre 2025 —

⚖️ Une requête qui relance le débat

La candidature de Kamto, investie par le MANIDEM, avait été rejetée en août pour cause de "pluralité d’investiture" au sein du même parti. Dieudonné Yebga, se présentant comme président du MANIDEM, avait déposé une candidature concurrente, semant la confusion et provoquant l’invalidation des deux dossiers.

Mais selon Noutchetchassi, cette manœuvre serait entachée de faux. Il demande une expertise indépendante pour vérifier l’authenticité des documents présentés par Yebga lors de l’audience du 4 août. Si les juges confirment la falsification, Kamto pourrait être réintégré dans la course présidentielle.

🧠 Une stratégie politique sous haute tension

  • Kamto recalé, mais influent : Malgré son exclusion, Maurice Kamto reste un acteur central. Plusieurs partis, dont le MANIDEM et des figures comme Issa Tchiroma Bakary, ont plaidé pour sa réhabilitation.
  • Mobilisation en coulisses : Des tractations sont en cours pour une coalition de l’opposition, avec Kamto comme figure de proue ou faiseur de roi.
  • Silence stratégique : Kamto lui-même reste discret, distillant des messages métaphoriques sur la prudence et les pièges politiques.

🗣️ Une audience sous haute surveillance

Ce 4 septembre à 11h, le Conseil constitutionnel a tenu une audience cruciale. Les juges doivent se prononcer sur la recevabilité de la requête et la nécessité d’une expertise indépendante. Le verdict est attendu dans les prochaines heures et pourrait bouleverser l’équilibre du scrutin prévu le 12 octobre.

📌 Une affaire symptomatique

Cette affaire illustre les tensions internes à l’opposition, les failles du système électoral, et les enjeux de transparence démocratique. Si Kamto est réhabilité, ce serait un coup de théâtre politique. S’il reste exclu, son influence pourrait tout de même peser lourd sur les consignes de vote et les alliances à venir.



Cabral Libii en tournée : rupture, ambition et mobilisation citoyenne

 




Kribi, Cameroun —


 À l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Cabral Libii, président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), sillonne le pays dans une tournée politique qui ne passe pas inaperçue. Objectif : présenter son programme, galvaniser les électeurs et incarner une alternative crédible au pouvoir en place.


à lire aussi sur kongossamagazine.com : Présidentielle 2025 au Cameroun : Akere Muna lance officiellement sa campagne


📍 Kribi, point de départ stratégique


C’est à Kribi, chef-lieu du département de l’Océan, que Cabral Libii a lancé sa campagne. Devant une foule enthousiaste, majoritairement composée de jeunes, il a présenté son programme comme un « manifeste de rupture » et une « refondation républicaine ». Le ton est donné : il veut incarner un tournant historique dans la gouvernance du Cameroun.


🛣️ Une tournée éclair dans la Lekié


Après Kribi, direction la Lekié, dans la région du Centre. Malgré les coupures d’électricité et les conditions parfois précaires, Cabral Libii a maintenu ses rencontres avec les populations locales. À Batchenga, il a poursuivi son discours dans l’obscurité, illustrant sa ténacité et sa volonté de rester proche du terrain.


📘 Un programme axé sur la justice et la souveraineté


Intitulé Ce que j’ai vu : Manifeste de la rupture et du progrès, son programme propose une République fédérale communautaire, une réforme territoriale qui valorise les identités locales tout en combattant le tribalisme. Il y défend une vision fondée sur la justice sociale, la démocratie participative, la souveraineté économique, l’accès universel à la santé et une éducation tournée vers l’innovation.


👥 Une jeunesse au cœur du projet


Bien qu’il ne soit plus le plus jeune candidat en lice, Cabral Libii conserve une forte popularité auprès des jeunes. Sa tournée vise à raviver cette dynamique, en misant sur un discours de transformation et une posture de proximité. Le PCRN espère ainsi mobiliser une nouvelle génération d’électeurs, souvent désabusés par la politique traditionnelle.


À suivre 


Cabral Libii prévoit d’étendre sa tournée aux régions du Nord et de l’Ouest dans les semaines à venir. Son ambition : bâtir une coalition citoyenne capable de porter le changement au sommet de l’État.


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Troubles à Meskine : le préfet du Diamaré dénonce une tentative de déstabilisation



Maroua, Cameroun — 31 août 2025

À la suite des tensions survenues dans le quartier de Meskine, dans l’arrondissement de Maroua 1er, le préfet du Diamaré, Jean-Marc Ekoa Mbarga, est monté au créneau pour condamner fermement les actes de contestation enregistrés lors de la visite du ministre de l’Économie, Louis Paul Motazé.

Dans un communiqué rendu public ce week-end, le représentant de l’État dans le département a dénoncé ce qu’il qualifie de « manipulation politique » orchestrée par des individus « en quête de visibilité », accusés d’avoir mobilisé des jeunes « visiblement sous l’effet de stupéfiants » pour perturber l’ordre public.

Les troubles ont éclaté le 27 août, alors que les autorités locales procédaient à la fermeture du marché hebdomadaire de Meskine, dans le cadre des préparatifs liés à la visite ministérielle. Cette décision a suscité l’indignation d’une partie de la population, notamment des membres de l’association Meskine Sey Wo’ota, qui ont dénoncé une marginalisation croissante et un manque de concertation.


retrouver cet article en vidéos sur notre chaine Tv

Face à cette montée de tension, le préfet a annoncé l’ouverture d’une enquête et prévenu que les auteurs des troubles seront poursuivis conformément à la loi. Il a également menacé d’interdire de séjour dans le Diamaré tout individu ou groupe impliqué dans des actes de provocation ou de déstabilisation, en particulier à l’approche des échéances électorales.

Cette sortie préfectorale intervient dans un contexte politique sensible, à quelques semaines de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre. Elle illustre les crispations croissantes entre les autorités administratives et certaines franges de la société civile dans l’Extrême-Nord.

🔥 Meskine en colère : chronique d’une révolte populaire

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Le 27 août 2025, la localité de Meskine, dans le Diamaré, a fait irruption sur la scène nationale. Ce qui devait être une visite ministérielle de routine s’est transformé en une démonstration de colère populaire, révélant les fractures profondes entre les citoyens et leurs élites politiques. Les émeutes qui ont éclaté ce jour-là ne sont pas un accident : elles sont le symptôme d’un abandon prolongé et d’un ras-le-bol généralisé.


📆 Le jour où tout a basculé.


Sous la houlette du Lamido de Meskine, ancien maire et figure influente du RDPC, les habitants ont été mobilisés pour accueillir le Ministre des Finances, Louis Paul Motazé. Le marché hebdomadaire a été fermé, des milliers de personnes ont été rassemblées, des gandouras de luxe et des chevaux ont été achetés pour l’occasion. Mais le Ministre ne s’est jamais présenté.


Ce silence a été vécu comme une humiliation. Des commerçants privés de revenus, des familles empêchées de préparer la rentrée scolaire, et une population laissée dans l’attente. La frustration a explosé.


🧨 Une révolte spontanée


La colère s’est matérialisée par des manifestations, des slogans hostiles, des dégrad’incendie de tenues du RDPC. Le cortège préfectoral a été repoussé, et le Gouverneur de la région a dû battre en retraite sous les huées. Le cri de ralliement “Issa Tchiroma, Issa Tchiroma” a résonné dans les rues, signe d’un désir de rupture avec les figures traditionnelles du pouvoir.


🏚️ Meskine, bastion oublié


Historiquement fidèle au RDPC, Meskine est aujourd’hui un village en souffrance : plus de 1000 diplômés sans emploi, des routes impraticables, un accès limité à l’eau potable, et une absence criante d’élites capables de porter les revendications locales. La loyauté politique n’a jamais été récompensée.


🗳️ Vers une recomposition politique


Depuis les émeutes, les conversations à Meskine tournent autour d’un choix décisif : rejoindre l’UNDP ou s’aligner derrière le FSNC d’Issa Tchiroma Bakary. Le RDPC, jadis hégémonique, voit ses militants déserter. Le terrain politique se redessine, et Meskine devient un laboratoire de recomposition électorale dans l’Extrême-Nord.


> “Le RDPC n’a plus la même emprise qu’avant. Aujourd’hui, les cartes se redistribuent et la population veut un parti qui parle son langage.” — Un enseignant de Meskine


⚖️ Et maintenant ?


Les émeutes de Meskine ne sont pas un simple débordement. Elles sont un signal d’alarme. Elles disent : assez. Assez de mépris, assez de promesses non tenues, assez de cérémonial vide. Elles posent une question brûlante : que vaut la fidélité politique quand elle ne mène à aucun progrès concret ?



Présidentielle 2025 au Cameroun : Akere Muna lance officiellement sa campagne

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L’avocat et figure de la lutte anticorruption a donné à Yaoundé le coup d’envoi d’une campagne axée sur la proximité et la refondation de l’État. Porté par le parti UNIVERS, Akere Muna entend conjuguer héritage politique et rupture avec les pratiques actuelles.


YAOUNDÉ, 28 août 2025 – 

L’ancien bâtonnier et candidat déclaré à la présidentielle, Akere Muna, a officiellement lancé sa campagne pour le scrutin d’octobre prochain. À 72 ans, celui qui fut vice-président de Transparency International place la lutte contre la corruption et la réforme des institutions au centre de son programme.

La campagne a démarré le 11 août par une tournée de proximité dans les quartiers populaires de Tsinga et Elobi à Yaoundé. Objectif : écouter les citoyens et intégrer leurs préoccupations dans ses priorités. « C’est au contact du terrain que se bâtit un programme », a-t-il affirmé lors de ces visites, ponctuées d’échanges directs avec commerçants et riverains.

Le 28 août, lors d’une conférence de presse nationale et internationale, Muna a dévoilé les grandes lignes de ce qu’il promet de réaliser dans ses 100 premiers jours s’il est élu. Parmi ses engagements :

• lancer un programme d’urgence pour doter les 360 communes d’eau potable, d’écoles, de routes et de services de santé primaires ;

• reconnaître la multinationalité afin de faciliter la circulation et les droits de la diaspora, en attendant une réforme législative ;

• procéder à un audit général des finances publiques et des entreprises d’État ;

• initier un dialogue national inclusif pour résoudre la crise anglophone et traiter les déséquilibres régionaux.

Fils de l’ancien Premier ministre Solomon Tandeng Muna, le candidat revendique un héritage politique, tout en se présentant comme un homme de rupture avec « les pratiques d’une gouvernance hors-sol ».

Dans un paysage électoral annoncé comme compétitif, Akere Muna espère que son approche de terrain séduira un électorat lassé des promesses non tenues. Reste à savoir si cette stratégie suffira à transformer sa notoriété et ses convictions en dynamique électorale.

Extrême-Nord: la visite du ministre des finances provoque une émeute

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Le 27 août 2025, la localité de Meskine, dans le Diamaré, a fait irruption sur la scène nationale. Ce qui devait être une visite ministérielle de routine s’est transformé en une démonstration de colère populaire, révélant les fractures profondes entre les citoyens et leurs élites politiques. Les émeutes qui ont éclaté ce jour-là ne sont pas un accident : elles sont le symptôme d’un abandon prolongé et d’un ras-le-bol généralisé.


Le jour où tout a basculé


Sous la houlette du Lamido de Meskine, ancien maire et figure influente du RDPC, les habitants ont été mobilisés pour accueillir le Ministre des Finances, Louis Paul Motazé. Le marché hebdomadaire a été fermé, des milliers de personnes ont été rassemblées, des gandouras de luxe et des chevaux ont été achetés pour l’occasion. Mais le Ministre ne s’est jamais présenté.


Ce silence a été vécu comme une humiliation. Des commerçants privés de revenus, des familles empêchées de préparer la rentrée scolaire, et une population laissée dans l’attente. La frustration a explosé.


 Une révolte spontanée


La colère s’est matérialisée par des manifestations, des slogans hostiles, des dégrad’incendie de tenues du RDPC. Le cortège préfectoral a été repoussé, et le Gouverneur de la région a dû battre en retraite sous les huées. Le cri de ralliement “Issa Tchiroma, Issa Tchiroma” a résonné dans les rues, signe d’un désir de rupture avec les figures traditionnelles du pouvoir.


Meskine, bastion oublié


Historiquement fidèle au RDPC, Meskine est aujourd’hui un village en souffrance : plus de 1000 diplômés sans emploi, des routes impraticables, un accès limité à l’eau potable, et une absence criante d’élites capables de porter les revendications locales. La loyauté politique n’a jamais été récompensée.


Vers une recomposition politique ?


Depuis les émeutes, les conversations à Meskine tournent autour d’un choix décisif : rejoindre l’UNDP ou s’aligner derrière le FSNC d’Issa Tchiroma Bakary. Le RDPC, jadis hégémonique, voit ses militants déserter. Le terrain politique se redessine, et Meskine devient un laboratoire de recomposition électorale dans l’Extrême-Nord.


> “Le RDPC n’a plus la même emprise qu’avant. Aujourd’hui, les cartes se redistribuent et la population veut un parti qui parle son langage.” — Un enseignant de Meskine


Et maintenant ?


Les émeutes de Meskine ne sont pas un simple débordement. Elles sont un signal d’alarme. Elles disent : assez. Assez de mépris, assez de promesses non tenues, assez de cérémonial vide. Elles posent une question brûlante : que vaut la fidélité politique quand elle ne mène à aucun progrès concret ?


Célestin Djamen : De l’opposition à l’alignement, un soutien controversé à Paul Biya

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Le paysage politique camerounais vient une fois de plus d’être secoué par une annonce qui divise : Célestin Djamen, président du parti APAR et ancien cadre du MRC, a officiellement rallié le G20 élargi, coalition favorable à la candidature de Paul Biya pour la présidentielle de 2025. Ce revirement, qualifié par certains de « transhumance politique », soulève des interrogations sur la sincérité des engagements et la solidité des convictions dans l’arène politique nationale.

🔄 Une trajectoire en zigzag

Ancien militant du SDF, puis du MRC, Djamen s’était illustré par son opposition virulente au régime en place. En 2020, il claquait la porte du MRC, dénonçant le boycott des législatives. À l’époque, il se présentait comme une figure de rupture, un « chasseur de lion » prêt à défier le pouvoir. Cinq ans plus tard, il entre dans la « cage du lion », justifiant son choix par une préférence pour « l’original plutôt que la copie » et affirmant que « l’opposition est un îlot de désespoir ».

🤝 Le G20, vitrine d’un pouvoir consolidé

Le G20 élargi, qui regroupe une vingtaine de partis politiques, se présente comme le socle de soutien à Paul Biya, 92 ans, candidat à sa propre succession. Jean De Dieu Momo, figure influente de cette coalition, évoque une « faim de paix » pour justifier cette mobilisation. Mais derrière cette rhétorique, se dessine une stratégie de verrouillage politique, où la diversité des idées semble céder le pas à l’unanimisme.

🧠 Opportunisme ou pragmatisme ?

Pour ses détracteurs, Djamen incarne le « politicien du ventre », prêt à troquer ses idéaux contre une place dans l’appareil d’État. Pour ses partisans, il fait preuve de réalisme dans un contexte international instable. Lui-même affirme ne pas défendre les 43 ans de règne de Biya, mais considère ce dernier comme « le moins mauvais » des 12 candidats en lice.

⚖️ Une opposition fragilisée

Ce ralliement met en lumière la porosité entre pouvoir et opposition, et la difficulté à bâtir une alternative crédible. Il alimente le scepticisme citoyen et affaiblit la confiance dans les institutions. La transhumance politique, loin d’être un simple choix personnel, devient le symptôme d’un système où la loyauté idéologique est souvent reléguée derrière les calculs électoraux.


Cameroun – Tensions politiques : Bello Bouba Maigari dénonce des manœuvres contre l’UNDP

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Garoua-Boulaï, 24 août 2025 


Le président national de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), Bello Bouba Maigari, a publiquement mis en garde le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, après l’interdiction d’un meeting prévu à Meiganga, dans la région de l’Adamaoua. Dans un communiqué au ton ferme, l’ancien ministre d’État accuse un « certain ministre surnommé Moulinex » d’avoir orchestré des « manœuvres subversives » visant à perturber ses activités politiques.




Un veto administratif contesté.


Selon Bello Bouba, le 23 août, une autorité administrative locale aurait opposé un refus arbitraire à la tenue d’un rassemblement de l’UNDP. L’incident aurait également empêché une escorte motorisée de jeunes bénévoles d’accompagner le cortège du leader politique. L’intéressé dénonce une instrumentalisation des institutions à des fins partisanes, qu’il juge « contraires à l’esprit démocratique ».


Un parti qui se dit républicain.


Dans son communiqué, le président de l’UNDP rappelle que sa formation « demeure respectueuse des lois de la République » et refuse d’endosser la responsabilité de tensions qu’il estime « délibérément provoquées » par certaines autorités. Il appelle l’opinion nationale et internationale à prendre acte de ces pratiques, qu’il considère comme une tentative de fragiliser l’opposition.


Un climat politique sous tension.


Cet épisode survient à quelques semaines de l’élection présidentielle, dans un contexte où plusieurs partis d’opposition dénoncent des entraves à leurs activités. Les observateurs y voient un signe supplémentaire de la crispation politique à l’approche du scrutin.


Présidentielle 2025 : Akere Muna saisit le Conseil constitutionnel pour faire invalider la candidature de Paul Biya

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À moins de deux mois du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la scène politique camerounaise est secouée par une requête explosive: Me Akere Tabeng Muna, candidat du Parti Univers, a officiellement saisi le Conseil constitutionnel pour demander la disqualification de Paul Biya, président sortant et candidat du RDPC.


⚖️ Une requête fondée sur l’article 118 du Code électoral

Dans son recours, Akere Muna invoque l’article 118 de la loi électorale, qui stipule que « sont inéligibles les personnes qui, de leur propre fait, se sont placées dans une situation de dépendance ou d’intelligence vis-à-vis d’une personne, d’une organisation ou d’une puissance étrangère ». Selon lui, Paul Biya, âgé de 92 ans, ne serait plus en mesure d’exercer ses fonctions de manière autonome, en raison d’une dépendance physique et cognitive avérée.

📁 Des preuves et une expertise gériatrique à l’appui

Le dossier déposé par Me Muna comprend 11 pièces justificatives : articles de presse, photos, vidéos, et une expertise gériatrique qui tend à démontrer qu’un homme de cet âge est nécessairement dépendant. Il souligne également les absences prolongées du président (notamment 42 jours passés à l’étranger en 2024), sa gouvernance par procuration, et l’inactivité prolongée de certaines institutions clés comme le Conseil supérieur de la magistrature.

🧭 Une démarche politique ou un signal d’alerte démocratique ?

Si certains y voient une manœuvre politique, d’autres saluent le courage d’Akere Muna, qui tente de faire respecter les principes de transparence et de responsabilité démocratique. Il exige notamment que Paul Biya comparaisse personnellement ou se soumette à un bilan médical indépendant, afin de garantir l’intégrité du processus électoral.

⏳ Le Conseil constitutionnel face à ses responsabilités

La loi impose au Conseil constitutionnel de statuer dans un délai de trois jours après réception de la requête. À l’heure où le pays s’interroge sur la capacité réelle de ses dirigeants à incarner le renouveau, cette procédure pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire politique du Cameroun.


Souhaites-tu que je reformule ce texte pour un format vidéo, un carrousel Instagram ou une version plus satirique pour Sud TV ?

Issa Tchiroma galvanise Maroua : le FSNC en ordre de bataille pour 2025

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Maroua, Extrême-Nord —


Sous un soleil implacable et une foule compacte venue des trois arrondissements de la ville, Issa Tchiroma Bakary a tenu un meeting politique d’envergure ce week-end à Maroua, dans le cadre de la mobilisation du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) en vue de l’élection présidentielle de 2025.

Ancien ministre et figure politique incontournable du septentrion, Tchiroma s’est adressé à ses militants avec un ton à la fois combatif et rassembleur. Devant des milliers de partisans vêtus aux couleurs du parti, il a réaffirmé son engagement pour la stabilité des institutions et la participation citoyenne.

« Le Cameroun a besoin de paix, de cohésion et d’un peuple debout. Ce meeting est un appel à l’unité et à la responsabilité », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris.


retrouvez des extraits de ces déclarations de Tchiroma sur notre chaîne Youtube 

Une campagne axée sur l’inscription électorale

Au-delà des slogans et des chants militants, le meeting avait un objectif clair : inciter les jeunes et les femmes à s’inscrire massivement sur les listes électorales. Des stands d’information étaient installés à l’entrée du site, avec des agents du parti distribuant des formulaires et expliquant les démarches.

« Voter, c’est décider. Et décider, c’est refuser qu’on parle à notre place », a lancé un responsable local du FSNC.

 Une démonstration de force dans le Grand Nord

Le choix de Maroua n’est pas anodin. Ville stratégique du septentrion, elle incarne les enjeux de représentativité régionale et de mobilisation populaire. Le FSNC y compte plusieurs bastions, et ce meeting visait à consolider cette assise en vue des échéances à venir.

Des délégations venues de Mokolo, Yagoua, et même du Mayo-Kani ont fait le déplacement, témoignant de l’ampleur de l’événement.


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