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Francis Ngannou : “Je n’aurais pas voté pour Paul Biya”

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Invité de l’émission Autant le dire diffusée cette semaine, le champion camerounais de MMA Francis Ngannou a livré une opinion sans détour sur la situation politique de son pays. Interrogé par le journaliste Jean Bruno Tagne sur son vote à la présidentielle de 2025, l’ancien champion de l’UFC a affirmé qu’il n’aurait pas voté pour le président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies.

“Au vu des événements de l’état du Cameroun actuel autour en 2025, non je ne pense pas”, a-t-il déclaré, précisant qu’il n’avait pas pu voter malgré l’obtention tardive de sa carte électorale.

Relancé par le journaliste, Francis Ngannou a confirmé sa position : “Non ! Non !” avant de justifier son choix par une critique implicite de la longévité du chef de l’État. “Je pense qu’aujourd’hui, après 43 ans, il a quand même donné ce qu’il a pu donner. La raison majeure est que s’il avait été mon père ou mon grand-père, moi-même je ne l’aurais pas conseillé.”

Une mise au point attendue

Ces déclarations interviennent dans un contexte où Francis Ngannou est régulièrement critiqué pour sa proximité supposée avec le régime Biya et son silence face aux abus et injustices dénoncés par la société civile. Sa participation à des événements officiels, ses rencontres avec des figures du pouvoir et son absence de prise de position sur les crises sociopolitiques du pays ont souvent été perçues comme une forme de complaisance.

Pour de nombreux observateurs, cette sortie médiatique constitue une mise au point, voire un tournant. En rompant le silence, Ngannou semble vouloir clarifier sa posture et répondre aux attentes d’une jeunesse camerounaise en quête de figures publiques engagées.

Une parole qui compte

Dans un pays où les personnalités publiques hésitent à s’exprimer sur les affaires politiques, la prise de position de Francis Ngannou est loin d’être anodine. Champion mondial, icône de la diaspora, il bénéficie d’une audience massive et d’un capital symbolique fort. Sa parole, souvent attendue mais rarement exprimée sur les sujets sensibles, acquiert une portée particulière dans le contexte post-électoral tendu que traverse le Cameroun.

Alors que le pays s’interroge sur son avenir politique, les propos de Ngannou résonnent comme un appel à la transition, à la responsabilité générationnelle et à une nouvelle forme d’engagement des figures publiques.


Un symbole générationnel

En évoquant la figure du père ou du grand-père, Francis Ngannou semble exprimer une lassitude partagée par une partie de la jeunesse camerounaise, confrontée à un système politique figé. Son intervention s’inscrit dans une série de prises de parole de la diaspora camerounaise, de plus en plus critique à l’égard du statu quo.

Alors que le pays s’interroge sur son avenir politique, la voix de Francis Ngannou, bien qu’exprimée depuis l’étranger, vient rappeler que les attentes de changement dépassent les frontières et touchent toutes les couches de la société.

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