Le rêve s’est brisé dans la nuit marocaine. Les Lions Indomptables ne participeront pas à la Coupe du Monde 2026. Opposés à la République Démocratique du Congo en demi-finale des barrages, les Camerounais ont été surpris et battus sur le score de 1-0.
Dans un stade de Rabat chauffé à blanc, les Lions ont longtemps cru pouvoir arracher leur billet pour la finale des barrages. Mais la rencontre, tendue et indécise, a basculé dans les dernières minutes. Chancel Mbemba, capitaine et pilier des Léopards, a inscrit l’unique but de la partie, plongeant tout un peuple dans la désillusion.
La RD Congo, portée par une solidarité défensive exemplaire et une efficacité clinique, a su exploiter l’opportunité au moment décisif. Le Cameroun, malgré ses efforts et quelques occasions manquées, n’a jamais trouvé la faille. L’élimination est d’autant plus cruelle qu’elle prive les Indomptables d’une présence au Mondial, compétition qui a longtemps façonné leur légende.
Mais au-delà du terrain, cette défaite résonne comme le reflet d’un désordre plus profond. Depuis plus de deux ans, le football camerounais est miné par des querelles institutionnelles, des luttes de pouvoir au sein de la fédération et une gestion chaotique qui fragilise la sélection nationale. Les Lions Indomptables, jadis symbole d’unité et de fierté, apparaissent désormais comme les victimes d’un système en crise.
Ce naufrage sportif s’inscrit aussi dans un contexte politique tendu. Alors que le pays traverse une période de contestation et de souffrances sociales, certains Camerounais reprochent aux joueurs de l’équipe nationale leur silence et leur absence de solidarité avec le peuple. L’élimination de Rabat devient ainsi plus qu’un revers sportif : elle incarne la fracture entre une élite sportive perçue comme déconnectée et une population en quête de reconnaissance et de justice.

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