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Jean Pierre Bekolo : ‘‘le Festival Ecran Noirs est victime du syndrome des hommes forts’’

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Jean Pierre Bekolo : ‘‘le Festival Ecran Noirs est victime du syndrome des hommes forts’’

Actualité oblige, le cinéma, et le cinéma camerounais plus précisément sont à la une de tous les médias, et il n’est pas jusqu’à la CRTV pour s’intéresser à ce cinéma qu’elle snobe d’habitude et à inviter sur le plateau de l’émission Camer feeling, le l’immense jean Pierre Bekolo qui à son habitude n’a pas tourné autour du pot pour dire ce qu’il pense du Festival Ecrans Noirs, tapant allègrement sur Bassek ba Khobio dont il critique le despotisme.


Quel que soit le bout par lequel on prend le problème, force est de constater que les Ecrans Noirs peinent à s’imposer comme un évènement incontournable et dans le show bizz africain et dans le cinéma. On ne ressent pas, y compris au Cameroun, cette impression de ‘’place to be ‘’ qui devrait accompagner un tel évènement. Des acteurs de renom du domaine du cinéma, le public et même des cadors du domaine culturel y compris au Cameroun ne daignent pas s’y montrer ou alors très rarement. Pour Jean Pierre Bekolo, le réalisateur au franc-parler légendaire, le festival est victime de sa trop forte personnalisation, de l’incapacité de Bassek ba Khobio à accepter d’ouvrir le festival.


Faisant le parallèle avec les dirigeants africains qui à eux seuls veulent incarner leurs pays, le réalisateur de quartier Mozart et de Saignantes affirme que le festival Ecrans noirs n’est pas devenu une institution.



Notons quand même que le Festival cette année encore a connu de nombreux couacs , comme cette fâcheuse histoire d’accréditation de presse qu’il fallait demander par mail mais qu’on ne recevait pas ou encore les nombreux films qui n’ont pas été diffusé, les copies s’étant égarées, la très faible occupation de l’espace communicationnel par l’évènement qui en dehors de quelques spots publiés sr certaines chaines de télévisions , n’a pas su investir l’espace digital Peut-être BBK devrait songer à confier l’organisation de l’évènement à une agence d’événementiel ?

Frank Thierry Lea Mallé : ‘‘Il faut revoir la politique culturelle’’

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Frank Thierry Lea Mallé : ‘‘Il faut revoir la politique culturelle’’

S’exprimant ce vendredi à l’occasion d’une conférence de presse dans le cadre du Festival Ecrans Noirs le réalisateur et producteur du blockbuster Innocente, qui selon lui n’est pas un succès économique, n’a pas mâché ses mots pour dire les maux du cinéma camerounais. Il n’est pas allé par quatre chemins pour pointer le responsable de la catatonie du cinéma camerounais.  : la politique culturelle.

Le cinéma au Camerounais ne se porte vraiment pas bien et il suffit de voir le peu d’engouement que provoque n festival pourtant réputé comme les Ecrans Noirs, Y compris auprès des médias spécialisé dans la culture pour le voir. Si de l’avis général, les causes de cet état des choses sont à chercher dans le cinéma lui-même , qui disons-le n’est pas assez professionnel et communique très mal, tout en étant en manque de modèle et de figure capable d’attirer les gens, si on oublie le manque de distributeur. pour Frank Thierry La Mallé l’état , donc la politique culturelle n’est pas claire est responsable de cet état de chose


Pour lui  tous les maux du cinéma camerounais sont imputable au gouvernement et au cadre normatif ‘’ le métier de cinéaste n’est reconnu au Cameroun, ni par le ministère des finances, ni par le ministère de la culture’’, plus loin le réalisateur qui affirme avoir mis 40 millions oour produire son film, s’interroge : ‘’ comment faire lorsque la chaine à capitaux publics, nous ignore, ne semble même pas au courant de notre existence ?  Des films sélectionnés et même primés aux Ecrans noirs ne sont pas diffusés sur la chaîne à capitaux publics’’ avant d’enfoncer le clou ‘’ c’est une grosse hérésie qu’on ait plus de contenu étranger, qu’on se batte pour acheter des contenus étrangers alors que la production ici est moribonde’’

 Abondant dans le même sens, quelques minutes avant la réalisatrice de documentaire Madeleine Otet regrettait ‘’ lorsque nous allons vers la CRTV, ils nous proposent des miettes qui ne reflètent même pas notre travail’’

Malgré tout, peut-être les cinéastes et l’industrie cinématographique devraient s’inspirer de la musique urbaine et même des web séries et séries TV qui ont réussi à s’émanciper de la chaine nationale qui semble avoir en tête de ne montrer que ce qui vient d’ailleurs, à éduquer le consommateur camerounais et à le faire consommer local, pourquoi ne même pas s’appuyer sur des acteurs issus de ces deux milieu qui pourraient par exemple donner plus de notoriété aux projets cinématographiques ?

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